Michel Boisvert (JAM)

Démarche en art en 2017

La recherche

 

Mon travail en art ce situe au niveau de la recherche.

En réalité comme chercheur je me situe plus exactement dans la recherche-action qui est plus spécifique à mon travail parce qu'elle fonctionne à partir d'un besoin de développement de l'art dans le milieu artistique.
 
Comme chercheur je tente de comprendre une situation humaine désastreuse ce situant au niveau du développement de la compréhension en effectuant une recherche sur l'origine de la cause, sa problématique d'existence et comment résoudre ce problème.
 
Dans la recherche-action la théorie doit être suivie de la pratique pour comprendre les effets de la recherche. Ces effets lorsqu'ils ne produisent pas de réaction ou une réaction négative, me poussent à abandonner la recherche pour faire une autre recherche sur un autre inconnu.

Comme chercheur je tente de comprendre une situation humaine qui ne fonctionne pas humainement.
 
Le texte présent sert à expliquer le dernier concept dans mes recherches sur la pauvreté, parce que cette recherche est en phase terminale, c'est à dire qu'elle est sortie du laboratoire et est rendue sur le terrain comme action.
Cette forme de recherche qui établie un lien entre la théorie et l'action complémentaire est mené de manière concomitante auprès des institutions visées par la recherche.
 
Dans l'explication de cette recherche vous devez être ramené à l'origine de la recherche en vous soumettant à un genre de chronologie des évènements qui m'ont menés à l'observation qui a engendrée la recherche.

En premier lieu, comme artiste, je provoque l'establishment pour comprendre les failles du système. Dans la recherche sur la pauvreté j'ai compris que la pauvreté était organisée par la pensée institutionnelle.
Je me suis demandé pourquoi et par qui et cette recherche m'a amené directement à conclure que c'est l'action mentale des riches qui veulent dominer les autres en créant des institutions hermétiques qui provoque la pauvreté.

En comprenant cela j'ai réalisé que le concept qui devait être développé dans la recherche devait ce situer dans la confrontation (Mettre des personnes en présence pour comparer ou vérifier l'affirmation) avec l'institution (La pensée institutionnelle) qui organise la pauvreté.

Mon affirmation en théorie est que je crois que la pauvreté existe parce qu'elle est voulue par quelqu'un ou quelque chose.

Le premier pas dans la recherche une fois le sujet de la recherche trouvé, consistait à faire une recherche des éléments qui allaient servir à la confrontation.
J'ai trouvé par hasard un élément concocté par l'institution manufacturière qui est la boite de conserve.
Comme chercheur le point névralgique dans la recherche ce situe à un endroit inconnu qui apparaît pendant la recherche et qui me surprend par son apparition comme étant l'élément clé du succès envisageable de la recherche. La boite de conserve a joué par son apparition dans la recherche ce rôle de réponse à mes attentes.
Elle représente la quintessence de la recherche en étant un symbole de la pauvreté. Elle est fabriquée en usine avec une forme géométrique qui représente le système institutionnel.
Ma recherche complémentaire à cette prise de conscience devait donc ce situer dans la destruction de ce symbole de puissance, pour recomposer les éléments détruits dans une autre forme plus artistique à la description de la détresse humaine de la pauvreté.

J'ai donc travaillé en atelier puisque mon laboratoire est appelé studio ou atelier d'artiste, pour trouver comment réaliser une oeuvre d'art qui parlerait de la pauvreté. Cette recherche s'est déroulée sur plusieurs années me permettant de comprendre plusieurs éléments de la pauvreté.
Lorsque ma pensée se déplaçait dans la théorie de mes observations du genre humain, je traduisais mes pensées en écriture. Plusieurs textes sont ainsi devenus partie prenante de la recherche.
Lorsque j'ai eu rassemblé 76 oeuvres découlant de ce processus de recherche de formes pouvant décrire la pauvreté, je suis passé à la phase suivante.

La deuxième phase de la recherche est celle de l'action.

Pour entreprendre cette action je devais trouver l'élément le plus adéquat à la confrontation.
J'ai trouvé dans mes recherches d'une institution capable de recevoir le produit de ma recherche qui est le musée des Beaux-Arts de Montréal et sa fondation comme l'endroit idéal pour démontrer ma théorie.

J'ai approché la commissaire responsable des expositions du musée et je lui ai demandé de me mettre en contact avec un responsable de la fondation pour lui proposer un projet de don d'oeuvre qui pourrait servir à amasser des fonds pour la fondation.
La fondation du musée offre chaque année grâce à des dons, un service d'enseignement de l'art aux défavorisés de Montréal qui ainsi peuvent avoir accès à une compréhension de l'art en participant aux ateliers offert par la fondation.
 
La rencontre a eu lieu et le responsable de la fondation a trouvé mon projet tout à fait remarquable puisqu'il rejoignait le mandat de la fondation. Cependant il a refusé le projet parce que je ne faisais pas partie des artistes enregistrés au musée. Ce règlement est hermétique.

Cette première intervention doit être enregistrée dans l'action comme un échec par le fait que tout concordant à son succès le projet a été bloqué par un règlement qui sert de protection à l'institution contre une invasion extérieure.

Donc de retour à la recherche, j'ai commencé à établir les conséquences de ce refus sur le projet et mes recherches ont pris une autre direction qui jusqu'à présent est en gestation.

Dans l'analyse à faire à partir de ce refus, une option d'interprétation semble sortir du lot des informations reçues.
Puisque ma théorie sur l'implication de la pensée institutionnelle favorisant l'émergence de la pauvreté causée par la pensée institutionnelle dans notre société est réelle parce que le mur de protection est réel, la conclusion doit être que ma théorie est vraie.